Aller au contenu principal

27/02/2026

13–19 minutes

Taux immobiliers : quelles prévisions pour juillet 2026 ?

Julien Lefevre

Taux immobiliers : quelles prévisions pour juillet 2025 ?

L’année 2026 offre un recul précieux pour analyser les tendances du marché immobilier français, notamment celles qui ont marqué l’été 2025. Parmi les moments clés de cette période, les taux immobiliers de juillet 2025 ont suscité une attention particulière de la part des futurs acquéreurs.

Bien que cette date soit passée, comprendre les conditions qui ont prévalu à ce moment permet d’éclairer les décisions actuelles et futures. Les dynamiques économiques, les décisions de la Banque Centrale Européenne (BCE) et les comportements des banques ont façonné un paysage de financement immobilier en mutation.

Quels étaient les taux moyens en juillet 2025?

En juillet 2025, les taux immobiliers en France ont affiché une nette tendance à la stabilisation après plusieurs mois de baisse progressive. Les emprunteurs ont pu profiter d’un environnement encore favorable, bien que moins dynamique qu’au premier trimestre de l’année. Selon les données compilées par plusieurs courtiers comme CAFPI et La Centrale de Financement, les taux moyens pratiqués sur le marché se sont établis autour de 3,28 % pour un crédit sur 25 ans.

Cette stabilité s’inscrivait dans un contexte de pause des décisions de la BCE, qui avait abaissé ses taux directeurs à 2,15 % en juillet, après une série de baisses depuis début 2025.

Pour les durées plus courtes, les taux étaient légèrement inférieurs, reflétant la stratégie des banques de proposer des conditions plus attractives sur les prêts à remboursement rapide. Ainsi, le taux moyen sur 20 ans s’élevait à 3,16 %, tandis que celui sur 15 ans atteignait 3,09 %.

Enfin, pour les prêts sur 10 ans, les emprunteurs les mieux profilés ont pu accéder à des taux avoisinant 2,97 %. Ces niveaux, bien que supérieurs à ceux observés en 2021 ou 2022, restaient dans une fourchette considérée comme raisonnable par les analystes du secteur.

Ce positionnement des taux a permis aux ménages de maintenir un certain pouvoir d’achat immobilier, malgré la pression persistante sur les prix dans certaines grandes agglomérations. Les courtiers ont souligné une forte demande, notamment de la part des primo-accédants, encouragés par des dispositifs comme le PTZ+ ou les aides locales à l’accession. Le recours aux services de courtage a également augmenté, dans un contexte de concurrence bancaire toujours active.

Simulateur de mensualité (juillet 2025)

Estimez vos mensualités avec les taux moyens de juillet 2025.

Mensualité estimée:

Les meilleurs taux négociés par les courtiers

Infographie montrant les meilleurs taux négociés par les courtiers en juillet 2025 selon la durée du prêt

Bien que les taux moyens soient un indicateur utile, les meilleurs profils d’emprunteurs ont pu bénéficier de conditions nettement plus avantageuses grâce à la négociation menée par les courtiers. CAFPI a notamment annoncé avoir obtenu des taux au niveau du premier décile pour ses clients. Par exemple, les meilleurs dossiers ont pu accéder à 3,00 % sur 20 ans et à 3,05 % sur 25 ans, soit des niveaux inférieurs de plus de 10 points de base par rapport aux moyennes du marché.

Ces écarts illustrent l’importance d’un accompagnement professionnel lors d’un projet immobilier. Les banques, soucieuses de fidéliser une clientèle solvable, ont continué à accorder des taux préférentiels, surtout lorsqu’elles étaient confrontées à une concurrence directe. Les dossiers bien structurés, avec un apport personnel conséquent, une stabilité professionnelle avérée et un taux d’endettement maîtrisé, ont été prioritaires dans les négociations.

En outre, les taux avec assurance, souvent négligés dans les comparaisons, ont également joué un rôle clé. Les emprunteurs ayant opté pour une délégation d’assurance ont pu réaliser des économies significatives, parfois jusqu’à plusieurs milliers d’euros sur la durée totale du prêt. Cette stratégie s’est imposée comme un levier incontournable pour optimiser le coût global du financement.

Facteurs ayant influencé les taux en juillet 2025

La stabilisation des taux en juillet 2025 ne s’est pas faite par hasard. Elle résulte d’un équilibre délicat entre plusieurs facteurs économiques et financiers. Le premier d’entre eux est la politique monétaire de la Banque Centrale Européenne.

Après avoir abaissé ses taux directeurs à 2,15 %, la BCE a signalé une pause dans son cycle de baisse, attendant les données économiques de l’automne pour décider d’une éventuelle nouvelle réduction. Cette prudence a été relayée directement par les banques françaises, qui ont ajusté leurs offres en conséquence.

Un autre indicateur clé est l’évolution de l’OAT 10 ans, qui s’est stabilisée autour de 3,2 % en juillet. Ce taux servait de référence aux banques pour fixer leurs propres conditions d’emprunt. Toute remontée aurait pu entraîner une pression à la hausse sur les crédits immobiliers, mais la stabilité observée a permis de contenir cette dynamique.

Les marchés obligataires ont toutefois resté sensibles aux tensions géopolitiques, notamment celles liées au Proche-Orient et à l’évolution du conflit en Ukraine, ainsi qu’aux fluctuations des prix de l’énergie.

Enfin, le contexte national a également pesé sur les décisions des établissements bancaires. Avec une inflation ramenée à environ 2,3 % en juillet 2025, les anticipations de croissance restées modérées et un climat politique marqué par des élections locales, les banques ont adopté une posture prudente. Elles ont maintenu une offre de crédit active, mais en renforçant les exigences de solvabilité, notamment pour les projets situés dans des zones à risque de surévaluation immobilière.

Variations régionales des conditions d’emprunt

Carte de France illustrant les variations des taux immobiliers selon les régions en juillet 2025

Si les taux nationaux offrent une vision d’ensemble, les réalités locales ont montré des écarts notables en juillet 2025. Ces différences s’expliquent par des niveaux de prix immobiliers très variables, mais aussi par des politiques de financement spécifiques mises en place par certaines banques régionales ou caisses locales du Crédit Agricole. Par exemple, dans des villes comme Toulouse ou Marseille, où les prix ont légèrement reculé ou stagné, les banques ont maintenu des conditions plus souples, permettant un gain de pouvoir d’achat malgré des taux stables.

À l’inverse, dans des métropoles comme Paris, Lyon ou Nice, où les prix ont continué d’augmenter, les établissements ont durci leurs critères d’octroi de prêt. Le ratio prêt/valeur (LTV) a été abaissé dans certains cas, et les exigences en matière d’apport personnel ont été renforcées. Cela a eu pour effet de limiter l’effet de levier pour les emprunteurs, même s’ils bénéficiaient de taux compétitifs.

Le cas de Lille est particulièrement instructif: malgré une baisse des prix au mètre carré, le pouvoir d’achat immobilier a reculé de 3,67 m² pour un budget donné, en raison d’une augmentation des charges liées à la rénovation énergétique des logements anciens. Ce phénomène montre que le coût du financement ne dépend pas uniquement du taux d’intérêt, mais aussi des coûts annexes intégrés au projet.

Pouvoir d’achat immobilier: une situation contrastée

Le pouvoir d’achat immobilier en juillet 2025 a donc évolué de manière hétérogène selon les territoires. À Paris, il a progressé légèrement, avec un gain de 0,37 m² pour un endettement mensuel de 1 000 € sur 25 ans, malgré une hausse des prix. À Bordeaux, en revanche, le recul a été plus marqué, avec une perte de 0,81 m².

En province, les grandes villes comme Toulouse (+2,01 m²) ou Strasbourg (+0,19 m²) ont vu leur attractivité renforcée par une conjoncture immobilière plus favorable.

Cette divergence régionale incite aujourd’hui, en 2026, à une analyse fine du marché local avant tout engagement. Les acquéreurs doivent non seulement comparer les taux proposés, mais aussi intégrer les évolutions des prix, les charges de copropriété, les coûts de rénovation et les aides spécifiques à chaque territoire. Le recours à un simulateur de pouvoir d’achat, croisé avec les données de marché, s’avère indispensable.

Testez vos connaissances sur les taux 2025

Question 1: Quel était le taux moyen sur 25 ans en juillet 2025 selon CAFPI?

Stratégies d’emprunt à adopter selon son profil

Face à un marché en stabilisation, les stratégies d’emprunt ont évolué en juillet 2025. Pour les primo-accédants, la priorité a été mise sur la sécurisation d’un taux fixe sur une longue durée, afin de se prémunir contre toute remontée future. Le recours au prêt à taux zéro+ (PTZ+) a été particulièrement avantageux dans les zones éligibles, permettant de réduire significativement le montant emprunté à taux plein.

Pour les investisseurs locatifs, la rentabilité du projet a été le critère principal. Avec des taux d’intérêt encore maîtrisés, de nombreuses opérations ont été réalisées dans des villes moyennes offrant un bon rapport prix/loyer. Des profils expérimentés ont également exploré les montages avec délégation d’assurance et regroupement de crédits, afin d’optimiser leur trésorerie. Les nouveautés attendues en 2025 dans le secteur immobilier ont également influencé les choix technologiques intégrés aux biens acquis.

Enfin, pour les ménages souhaitant renégocier leur prêt existant, juillet 2025 n’a pas offert de fenêtre d’opportunité majeure, les taux étant globalement stables. Toutefois, les dossiers souscrits avant 2023 ont pu bénéficier d’un gain, surtout s’ils intégraient une assurance bancaire coûteuse. La loi Lemoine a facilité ces démarches, rendant la délégation d’assurance plus accessible tout au long de la durée du prêt.

Évolution du marché immobilier et perspectives

L’année 2025 s’est inscrite dans une tendance de stabilisation globale, tant sur les prix que sur les taux. Cette phase de latence a permis aux acteurs du marché de respirer après plusieurs années de forte volatilité. Les observateurs notent toutefois une inégalité croissante d’accès à la propriété, notamment entre les grandes métropoles et les zones rurales.

Cette fracture a été amplifiée par la digitalisation des services bancaires, qui a désavantagé certaines populations peu familières avec les outils en ligne.

À moyen terme, les anticipations tablent sur une nouvelle baisse des taux à l’automne 2025, si la BCE décidait de poursuivre sa politique accommodante. Cette éventualité aurait pu relancer la demande, mais les banques auraient probablement contrebalancé cette baisse par des conditions d’octroi plus strictes. En 2026, le retour à des taux plus bas reste une hypothèse, mais les emprunteurs doivent rester prudents et bien évaluer leur capacité de remboursement.

Durée du prêt Taux moyen (juillet 2025) Meilleur taux négocié
10 ans 2,97 % 2,79 %
15 ans 3,09 % 2,77 %
20 ans 3,16 % 3,00 %
25 ans 3,28 % 3,05 %

Questions fréquentes

Quel était le meilleur taux immobilier en juillet 2025?
Le meilleur taux observé par les courtiers s’élevait à 3,05 % sur 25 ans pour les profils les plus solides, avec un apport conséquent et une excellente solvabilité.

Les taux ont-ils baissé en juillet 2025?
Non, les taux ont principalement stagné, marquant une pause après plusieurs mois de baisse. La BCE avait cessé ses réductions, ce qui a stabilisé les conditions d’emprunt.

Fallait-il acheter en juillet 2025?
Oui, pour les projets bien préparés, c’était une période favorable. Les taux restaient compétitifs et la concurrence bancaire active, surtout avec l’aide d’un courtier.

Quel impact les taux de la BCE ont-ils sur les crédits immobiliers?
Les taux directeurs de la BCE influencent directement le coût de refinancement des banques. Une baisse de ces taux se répercute habituellement sur les taux immobiliers, avec un décalage de quelques semaines.

La délégation d’assurance était-elle avantageuse en juillet 2025?
Oui, elle l’était particulièrement. De nombreux emprunteurs ont pu réaliser des économies substantielles en choisissant une assurance externe plutôt que celle imposée par la banque.

Les taux variaient-ils selon les régions?
Indirectement oui. Bien que les taux nominaux soient nationaux, les conditions d’octroi variaient selon les zones, notamment en fonction des prix immobiliers et des politiques locales des caisses de Crédit Agricole.

Quelle était la durée de prêt la plus populaire en juillet 2025?
La durée la plus courante restait le 25 ans, car elle permet de limiter les mensualités. Toutefois, les emprunteurs de moins de 35 ans optaient de plus en plus pour des durées de 20 ans, afin de réduire le coût total du prêt.

Articles similaires
Comment joindre la Banque Postale en 2026 ?

27/02/2026

Comment joindre la Banque Postale en 2026 ?

Comment contacter la Banque Postale en 2026: vos options au completEn 2026, La Banque Postale reste un acteur central pour des millions de Français, combinant services bancaires, d’épargne et d’assurance

Taux immobiliers : quelles prévisions pour juillet 2025 ?

27/02/2026

Taux immobiliers : quelles prévisions pour juillet 2026 ?

L’année 2026 offre un recul précieux pour analyser les tendances du marché immobilier français, notamment celles qui ont marqué l’été 2025. Parmi les moments clés de cette période, les taux

Le Stade de France en 2026 : événements et visites

26/02/2026

Le Stade de France en 2026 : événements et visites

Le Stade de France est bien plus qu’un simple lieu de rencontre sportive. Depuis son inauguration en 1998, il incarne un symbole fort de l’unité nationale, un témoin privilégié des

Optimisez votre expérience auto

Découvrez nos astuces pour une navigation fluide et une gestion simplifiée de vos véhicules et assurances sur a-auto.fr.

Subscribe

Ces conseils visent à améliorer votre expérience sur notre site.